tenue


tenue

tenue [ t(ə)ny ] n. f.
• 1156 « tenure »; de tenir
1(XVIe) Vx Continuité, durée, suite. « Une tenue incroyable dans les idées » (Diderot). Tout d'une tenue; d'une seule tenue : sans interruption.
(1690) Mus. Émission prolongée d'un son. « La tenue des trémolos de violon » (Proust). Les tenues d'un chanteur.
Bourse Fermeté du cours d'une valeur boursière.
Turf Qualité d'un cheval capable de soutenir un effort prolongé. Cheval de tenue.
2Didact. Le fait de tenir séance; la durée d'une audience, d'une séance, d'une réunion. Tenue des assises. Tenue d'un congrès à Genève.
3(XIXe) Le fait, la manière de tenir (I, 10o), de gérer (un établissement); la manière dont la discipline, l'économie, y sont assurées. ordre. Veiller à la bonne tenue d'un établissement. La tenue de la maison, son entretien et l'organisation de la vie domestique.
La tenue de la comptabilité, des livres de comptes, le fait de s'en occuper.
4(XVIe) Action de se tenir à cheval; assiette du cavalier.
5Dignité de la conduite, correction des manières. Manquer de tenue. Un peu de tenue ! surveillez vos manières.
Manière de se conduire, de se tenir. Bonne tenue en classe, à table. « Elle faisait exprès de parler haut et d'avoir une mauvaise tenue » (Larbaud). Attitude du corps. maintien. Mauvaise tenue d'un écolier courbé sur son cahier.
6(1798) Manière dont une personne est habillée; son aspect. allure, équipage, mise, présentation. Dans une tenue très élégante; en tenue légère, en petite tenue : en sous-vêtements, en vêtement de nuit, en déshabillé. En tenue d'Adam, d'Ève : nu, nue. Une tenue débraillée, négligée. « Que rien ne clochât dans ma tenue » (Proust). Quelle tenue ! On est prié d'entrer dans ce lieu saint en tenue décente.
Ensemble des vêtements et des accessoires particuliers (à une profession, à une activité). costume. Tenue de voyage, de sport, de travail. Tenue de ski, de tennis. Tenue d'infirmière, d'alpiniste, d'homme-grenouille, d'astronaute (aussi panoplie) . Se mettre en tenue : revêtir la tenue qui convient à un travail, une activité. Changer de tenue pour sortir. Tenue de soirée : habit ou smoking, robe du soir.
Spécialt Tenue militaire. uniforme. Militaire en tenue (opposé à en civil) . Tenue de service, de sortie, de cérémonie, de combat, de campagne. Tenue léopard. Tenue de vol d'un aviateur. Se mettre en grande tenue.
7Tenue de route : aptitude d'un véhicule à se maintenir dans la direction commandée par le conducteur, manière dont une voiture tient la route. Bonne, mauvaise tenue de route d'une automobile.

tenue nom féminin (de tenir) Action de tenir une assemblée, ou fait de se réunir, de siéger : Interdire la tenue d'une réunion. Action, manière de diriger, d'administrer, d'entretenir une maison, un établissement, une collectivité, de tenir des livres de compte, etc. : Un intérieur dont la tenue laisse à désirer. Manière dont quelqu'un se tient physiquement : Cet élève a une mauvaise tenue quand il écrit. Manière de se comporter au regard des convenances, de la bienséance : La mauvaise tenue d'un enfant à table. Manière dont quelqu'un se présente, est habillé : Une tenue négligée. Ensemble de vêtements propres à une profession, à une activité, à une circonstance : Tenue de soirée. Ensemble de vêtements et d'accessoires, pouvant comprendre des armes, qui équipent un militaire. Qualité de ce qui obéit à un souci de rigueur dans le domaine intellectuel, esthétique, moral : Un roman d'une haute tenue. Qualité d'un tissu qui a de l'aplomb, qui ne se déforme pas. Fermeté dans la valeur des titres. Seconde phase de l'articulation d'un phonème, pendant laquelle les organes articulateurs conservent la position atteinte au terme de la tension. Prolongation, d'une durée variable, de la valeur des notes ou d'accords semblables. (Elles s'obtient par une liaison.) Repaire du poisson ; son poste de chasse. ● tenue (expressions) nom féminin (de tenir) Familier. Petite tenue, tenue légère, mise de quelqu'un de peu vêtu. Tenue de route, qualité d'un véhicule automobile qui possède une stabilité de trajectoire dans toutes les conditions de circulation. ● tenue (synonymes) nom féminin (de tenir) Action de tenir une assemblée, ou fait de se réunir...
Synonymes :
- séance
Action, manière de diriger, d'administrer, d'entretenir une maison, un établissement...
Synonymes :
Manière dont quelqu'un se tient physiquement
Synonymes :
Manière de se comporter au regard des convenances, de la...
Synonymes :
- présentation
Manière dont quelqu'un se présente, est habillé
Synonymes :

tenue
n. f.
d1./d Temps pendant lequel certaines assemblées se tiennent. La tenue des assises.
d2./d Action de bien se tenir; manière de se conduire, de se présenter. Manquer de tenue. Avoir une mauvaise tenue.
|| Manière de s'habiller; costume que l'on porte dans certaines occasions. Tenue débraillée. Tenue de soirée. Grande tenue: grand uniforme, habit de parade.
d3./d Action de tenir en ordre. La tenue d'une maison.
|| COMPTA Tenue de livres: action, manière de tenir des livres de comptes.
d4./d Tenue de route: aptitude d'une voiture à suivre exactement et en toutes circonstances la direction que son conducteur veut lui donner.
d5./d FIN Fermeté d'une valeur dans son prix.
d6./d MUS Action de soutenir une note pendant un certain temps.

⇒TENUE, subst. fém.
I. — Fait de (se) tenir, manière de tenir.
A. — [Corresp. à tenir 1re Section I A 1]
1. Fait de tenir une partie de son propre corps. [Une scène comique amène] une constriction, qui d'emblée, par son excès, entraîne la détente, et des réflexes centrifuges (rires, gestes expansifs, trémoussement rythmique, battement de mains, tenue des côtes) (GRIVEAU, Élém. beau, 1892, p. 107).
2. Fait, manière de tenir un instrument. La seule objection qu'on puisse faire à la diminution du plan mince [d'un navire] est de rendre difficile la tenue du gouvernail (CRONEAU, Constr. nav. guerre, t. 2, 1892, p. 257). [Appareil-photo d']une tenue en mains agréable (Le Nouvel Observateur, 17 mai 1976, p. 101, col. 2).
B. — [Corresp. à tenir 1re Section I A 4 a] HIST. FÉOD. Fait de tenir un fief; p. méton., fief tenu. Tenue noble. ,,Fief qui relève d'un autre fief`` (Ac. 1798-1935).
C. — [Corresp. à tenir 1re Section I A 4 b] Fait d'exercer telle ou telle activité; p. méton., activité exercée, poste occupé. Synon. exercice. Tenue de livres de comptabilité; tenue de la comptabilité. Un matin (...) Cérizet, qui, depuis l'achat de la créance sur Maxime, était arrivé par degrés à une tenue de premier clerc d'huissier, fut introduit (...) chez le comte (BALZAC, Homme d'affaires, 1845, p. 410). Ce sont les cantons [suisses] qui nomment les commandants d'arrondissement, chargés de la tenue des contrôles (JAURÈS, Armée nouv., 1911, p. 263).
D. — [Corresp. à tenir 1re Section I A 5] TISS. Ensemble de fils qui se groupent soit à cause du duvet de la matière, soit par suite de l'encollage des chaînes (d'apr. Lar. 19e-Lar. encyclop.).
E. — [Corresp. à tenir 1re Section I B]
1. Action de quelqu'un qui maintient quelque chose dans une certaine position, dans un certain état. Pendant le temps des foins Maria et sa mère n'eurent donc à faire que leur ouvrage habituel: la tenue de la maison, la confection des repas (HÉMON, M. Chapdelaine, 1916, p. 99). Le rebondissement vif et continu de la main (...) sera facilité par la tenue un peu rigide des doigts (CORTOT, Ét. piano Chopin, 1917, p. 60).
SPORTS (ski). Tenue de carres. ,,Art et manière de maintenir l'équilibre et la direction de ses skis par le dosage de l'enfoncement des carres dans la neige`` (GAUTRAT Ski 1969).
— [Sur le plan du comportement] Je me remets en tes mains pour la tenue en général de la conduite envers les éditeurs et les indifférents, depuis la fermeté et la dignité jusqu'à la tenue, jusqu'à la mise, si tu préfères (VERLAINE, Corresp., t. 3, 1889, p. 69). L'âne faisait tous les frais de leur passion [de Bonne dame et de Mr Hatier]. À travers les banalités sur la mine des poils ou la tenue des oreilles, Mr Hatier se racontait doucement (ESTAUNIÉ, Bonne dame, 1891, p. 23).
2. Fait de prolonger l'émission d'un son, d'un accord. Tenue d'une note. [Une cigale] se tait avec cette longue tenue d'archet que vous avez remarquée, diminuendo, pour laisser au silence général le temps de se rétablir (CLAUDEL, Soulier, 1944, 1re part., 2e journée, 2, p. 998).
PHONÉT. ,,Une occlusive comprend d'ordinaire trois moments: la mise en place des organes ou catastase, une tension plus ou moins prolongée ou tenue, le déplacement des organes ou métastase`` (GRAMMONT 1950, p. 36). Avant d'atteindre la plénitude de sa tenue, comme en la perdant pour se lier à un autre, (...) [tout phonème] passe par divers degrés physiologiques et acoustiques (Arts et litt., 1935, p. 50-3).
F. — [Corresp. à tenir 1re Section I A 4 b et 2e Section II B; à propos de certaines assemblées]
1. Fait de se réunir; p. méton., temps consacré à ces réunions. Tenue d'une réunion, d'une séance. En 1788, il [Camille Jordan] s'était trouvé chez son oncle Claude Périer, à Vizille, pendant la tenue des états du Dauphiné (SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. 12, 1868, p. 258). [Un membre du cabinet] suscite, le cas échéant, si une affaire importante ne peut pas être dénouée, une décision du Premier ministre ou la tenue d'un conseil restreint (BELORGEY, Gouvern. et admin. Fr., 1967, p. 110).
2. Assemblée de francs-maçons dans leur temple. La plupart des loges cessent aussi de se réunir. On cite bien en 1794 quelques tenues en province, telles celles des loges de Toulouse (...). En fait, pendant plusieurs années, l'ordre [du Grand-Orient] ne fait plus parler de lui (NAUDON, Fr.-maçonn., 1963, p. 54).
P. ext. Réunion plus ou moins secrète. Moi, l'idée qui me ravit en extase, est celle d'assister à la tenue de certains obligés de cet excellent Lemerre (VERLAINE, Corresp., t. 1, 1871, p. 290).
G. — [Corresp. à tenir 1re Section III A]
1. [Corresp. à tenir 1re Section III A 1 a et b] MAR.
a) Fait, pour une ancre, de (pouvoir) tenir, de pouvoir se fixer à. Les obstacles qui s'opposent à la tenue au mouillage sont: ou le vent seul, ou la marée seule, ou le concours de ces deux causes (MAIZIÈRE, Nouv. archit. nav., 1853, p. 64).
b) Faculté qu'a un fond de mouillage de retenir l'ancre. Les fonds de vase ont la meilleure tenue (MERRIEN 1958).
c) Fait, pour un mât, d'être correctement assujetti par des étais et des haubans; p. méton., ensemble de son haubannage. La tenue de ce mât est trop faible (MERRIEN 1958).
2. [Corresp. à tenir 1re Section III A 1 c]
a) [À propos de choses concr.]
— Fait, pour une substance, un objet, une réalité physique, de présenter une aptitude à la cohésion, à la fermeté, d'offrir une certaine résistance à se courber, à se replier sur elle/lui-même. Moments de dégel, où tout se couvre d'humidité, devient flasque et sans tenue (RENAN, Avenir sc., 1890, p. 498). Les cendres [d'une cigarette ou d'un cigare en combustion] ont une bonne tenue si elles ne se détachent pas trop facilement du produit en cours de fumage (Tabac 1982).
— [À propos du temps] Fait de ne pas varier selon la durée. Le temps n'a point de tenue (Ac. 1798-1935).
P. métaph. Ce qu'il y a en elle [dans toute production d'art] d'être nécessaire, indispensable, pour parvenir à la forme, donne une cohésion extérieure, une architecture, une tenue, une apparente unité à des idées qui n'en ont pas et ne sont, en leur fond, qu'un gâchis intellectuel ou sensible (MASSIS, Jugements, 1923, p. 275).
— Fait, pour une substance, un produit industriel, une plante, de présenter tel ou tel comportement en face d'une contrainte à laquelle il/elle est soumis(e). Synon. résistance. Dans tous ces cas, le bois est parfaitement indiqué en raison de sa bonne tenue aux émanations, aux gaz et aux fumées (CAMPREDON, Bois, 1948, p. 132). Un des produits de leur action [des protéases], les albumoses, donne des solutions colloïdales visqueuses dont l'influence sur la tenue en mousse de la bière est fondamentale. (Industr. fr. brass., 1955, p. 6).
MAR. [À propos d'un bateau] Bonne tenue à la mer. ,,Un bateau a une bonne tenue à la mer quand il navigue dans de bonnes conditions malgré l'état agité de la mer`` (SOÉ-DUP. 1906). Bonne tenue à la cape. ,,[Un bateau] a une bonne tenue à la cape, lorsqu'à cette allure il fait peu de route, en dérivant suffisamment pour être à l'abri des coups de mer`` (SOÉ-DUP. 1906).
b) [À propos de choses abstr.]
— Fait de se maintenir chaque jour dans le même état, de se maintenir à un niveau élevé. Tenue des cours; bonne tenue du marché, de la Bourse. [Le prix des bois à pâte], déterminé en dehors du territoire français (...), détermine à son tour la tenue du marché des bois d'industrie résineux (Industr. fr. bois, 1955, p. 40).
— Fait de manifester une application soutenue, une fermeté intellectuelle ou sentimentale constante. Je suis toujours dans un état pénible et nerveux. Je n'ai aucune tenue dans les idées. Il me vient des saillies de pensées mais je retombe presque aussitôt dans les distractions et les aberrations (MAINE DE BIRAN, Journal, 1817, p. 32).
H. — [Corresp. à tenir 1re Section III A]
1. [Corresp. à tenir 1re Section III A 1 d ; à propos d'un animé] Aptitude à soutenir son effort jusqu'au bout d'une course. Il faut donc, pour cette chasse, des hommes, des chiens, et des chevaux qui aient du fond et de la tenue: quand l'animal perce droit devant lui, c'est le cas de piquer sérieusement et sans s'arrêter (LA HÊTRAIE, Chasse, vén., fauconn., 1945, p. 160).
2. [Corresp. à tenir 1re Section III A 2 a; à propos d'un inanimé] Région. (Centre, Ouest). ,,Dans le Berry, suite de terrains contigus de même nature: prés, vignes, bois, etc. Dans l'ouest de la France, petite ferme ou jardin maraîcher`` (FÉN. 1970). Le perdreau rouge aime surtout les versants rocailleux, les lisières boisées, les tenues de bruyère; on le trouve ainsi dans les buissons, dans les jachères à proximité des bois (VIDRON, Chasse, 1945, p. 12). À Nantes, une tenue peut avoir plusieurs milliers de châssis (Lar. encyclop.).
Loc. adv. ou adj. Tout d'une tenue, d'une seule tenue. Sans discontinuité. [Dans l'espace] Synon. d'un seul tenant. Il possède tant d'arpents de terre tout d'une tenue (Ac 1798-1935). [Plus rarement dans le temps] [Léon] Bernard insiste sur « les évolutions d'une seule tenue » [de la formation cavitaire] où la première poussée évolutive sans grand fracas cependant est aussi la dernière (Ce que la Fr. a apporté à la méd., 1946 [1943], p. 106).
II. — [Corresp. à tenir 1re Section IV A 1 et 2]
1. Dans le domaine milit. Les unités de réserve ne pourraient au début de la guerre recevoir que des missions secondaires: opérations de siège, tenue de front défensif, garde des communications, etc. (JOFFRE, Mém., t. 1, 1931, p. 249).
2. Tenue de cap. [Aéron.] Par mauvais temps (...), l'aéronef étant secoué, la tenue d'un cap au compas est délicate (A.-B. DUVAL, HÉBRARD, Nav. aér., 1928, p. 129). [Automob.] ,,Stabilité de la trajectoire d'un véhicule en ligne droite`` (Industries 1986).
3. AUTOMOB. Tenue de route.
III. — [Corresp. à tenir 2e Section II A] Action, manière de se tenir; en partic., ,,endroit d'une rivière, d'un étang, d'un lac où les poissons se fixent volontiers et dont ils font parfois leur habitat permanent`` (POLLET 1970). En mer, les poissons ont également leurs tenues; ils les quittent plus facilement sous l'influence des courants ou des marées (POLLET 1970).
IV. — [Corresp. à tenir 2e Section III A et B]
A. — Fait d'adopter, dans telle ou telle activité, une attitude corporelle donnée choisie librement ou prescrite; fait d'adopter un comportement conforme ou non à ce qui est prescrit par les convenances. Synon. maintien. Tenue rigide; bonne, mauvaise tenue (en classe, à table). Dans les longues tenues sur l'extrémité des orteils tendus, de ce ballet comprimé et latent [l'Après-midi d'un faune] où s'emprisonne Lifar, la danse reste en puissance (LEVINSON, Visages danse, 1933, p. 289). Je m'émerveillais (...) qu'on pût observer aussi scrupuleusement le code de la parfaite tenue à table, tout en faisant disparaître, à cette cadence, des morceaux d'un tel calibre! (VERCEL, Cap. Conan, 1934, p. 40).
Absol. Fait d'adopter une attitude corporelle correcte et ferme, des manières, une conduite empreintes de dignité. Un peu de tenue. Sorti d'ici, tu es ton maître; ici, devant tes sœurs, de la tenue, pas un mot de trop, pas de lettres qui traînent partout. Si tu as besoin d'un confident, le voici (BECQUE, Corbeaux, 1882, I, 1, p. 68). Je me rends bien compte que cette réserve, que cette brièveté, que cette vague qui recule au bord et n'ose mordre la rive, viennent de la brièveté même et de la tenue d'une grande dame [Mme de la Fayette] qui épanche son cœur (COCTEAU, Poés. crit. I, 1959, p. 270).
♦ Dans les domaines esthét., littér., moral, etc. Fait de refuser la facilité, de rechercher un niveau de qualité élevé; qualité d'une œuvre, d'un objet, d'une réalité manifestant ce refus et cette recherche. Journal d'une bonne tenue. [Le vicomte d'Haussonville] ne tient pas encore bien en mains les rênes de son style, qui reste flottant et comme lâché çà et là dans la tenue des phrases (PROUST, Chron., 1922, p. 50).
B. — Fait et manière de se présenter à autrui dans son aspect extérieur, dans la manière de se vêtir. Synon. présentation. Tenue débraillée, négligée, réservée. On ne peut songer à obtenir d'une race vive et critique cette discipline formelle, cette tenue toute rigoureuse, cette perfection des cadences et des rythmes qui font si grand effet dans les parades [militaires] (VALÉRY, Variété IV, 1938, p. 58). Il était extrêmement soigné dans sa tenue, toujours rasé de près. Son parler était bref; sa politesse, distante, même avec ses collaborateurs (MARTIN DU G., Thib., Épil., 1940, p. 765).
P. métaph. Pour les sous-titres [des affiches] et les lignes accessoires, lisibles cependant, une tenue presque effacée (É. LECLERC, Nouv. manuel typogr., 1897, p. 370).
C. — (Ensemble de) vêtement(s) accompagné(s) de ses/leurs accessoires que porte une personne et qui varie(nt) selon les circonstances, selon son activité, sa profession. Tenue de gala, de soirée, de travail, de ville, de voyage; grande tenue. Lemoine (...) s'était contenté d'un jupon écossais, tenue sans façon dont il corrigeait le regrettable laisser-aller par une redingote à revers de satin et un solennel chapeau haute forme (DORGELÈS, Croix de bois, 1919, p. 13).
Tenue de rigueur.
En tenue légère, en petite tenue. V. léger I A 1.
P. métaph. Le plus beau de la récolte se tournait en marrons glacés qui venaient jusqu'à Paris sans cartons dorés ni chromos, dans leur tenue de montagnards, habillés d'une mallette de bois (COLETTE, Pays connu, 1949, p. 70).
— Dans le domaine milit. Ensemble des effets et insignes que porte un militaire. Tenue de combat, d'été, d'hiver, de sortie; tenue no 1, no 2. Je dirais volontiers qu'il était plus que jamais en uniforme, si l'on comprend par là qu'il m'apparut clairement que, cette tenue, il l'avait endossée dans la ferme intention de nous en imposer la vue (VERCORS, Sil. mer, 1942, p. 66).
Tenue léopard. Tenue de campagne.
En tenue. En uniforme. La Guillaumette prit la parole: Mais nous ne sortons pas en ville, mon lieutenant. Flick s'exclama:Comment, vous ne sortez pas en ville! Je vous pince en tenue!!! dans la rue!!! et vous osez me soutenir que vous ne sortez pas en ville? (COURTELINE, Train 8 h. 47, 1888, p. 85). Se mettre en tenue. Revêtir le type d'uniforme exigé pour telle ou telle activité. Les officiers de réserve s'étaient mis en tenue pour assister à la revue (DAVAU-COHEN 1972).
P. métaph. [Nos aïeux] comptaient sur les imprimeurs pour remettre leur texte en état convenable, en tenue réglementaire, si cette métaphore militaire convient (Civilis. écr., 1939, p. 16-2).
Prononc. et Orth.:[]. Ac. 1694, 1718: tenuë; dep. 1740: tenue. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1150 vavaseur de grant tenue « seigneur qui tient en fief un domaine important » d'où « qui est puissant » (Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 3781); b) ca 1160 « domaine, possession » (BENOÎT DE STE-MAURE, Troie, 1165 ds T.-L.); c) 1291 par tenue indique le mode de concession des biens (Ratif. de la Comtesse de Blois, Arch. Loiret, Ste-Croix, Nouan-sur-Loire, A4 ds GDF.); 2. a) mil. XVe s. sans plus y faire de tenue « sans demeurer ici plus longtemps » (Act. des Apost., vol. II, f° 149c, éd. 1537, ibid.); b) XVe s. [ms.] « fermeté, persévérance, constance (à propos d'une personne) » (Consolat. de Boece, Ars. 2670, f° 5 v° ds GDF. Compl.: Il n'a ne force ne tenue); c) 1580 n'avoir guieres de tenue « ne pas durer longtemps » (MONTAIGNE, Essais, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 164); d) 1580 (B. PALISSY, Discours admirable, p. 338: le sel est la tenue et mastic génératif et conservatif de toutes choses); e) 1636 d'une tenue « sans solution de continuité » (MONET); f) 1678 mar. « prise de l'ancre sur le fond » (GUILLET DE SAINT GEORGE); g) 1680 mus. « action de prolonger une note » (RICH.); h) 1872 « fermeté du cours d'une valeur boursière » (Journ. offic. 18 mars, p. 1231, 1re col. ds LITTRÉ Suppl.); i) 1885 « aptitude du cheval à soutenir son effort sur la distance » (Sport, 4 mars ds PETIOT); j) 1888 tenue au feu (d'un matériau) (SER, Phys. industr., p. 56); 3. a) 1580 « prestance, contenance, manière d'être (d'une personne) » (MONTAIGNE, op. cit., p. 449); b) 1823 (LAS CASES, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, p. 38: douce dans ses manières, d'une grâce et d'une tenue parfaites); c) 1842 de la tenue apostrophe à une pers. (BALZAC, Début vie, p. 449); d) 1866 (VEUILLOT, Odeurs de Paris, p. 36: un journal qui a ce qu'on appelle de la tenue); 4. av. 1614 « manière dont le cavalier se tient à cheval » (BRANTÔME, Rodomont. espaign., Œuvr. VII, 72, Soc. Hist. de Fr. ds GDF. Compl.); 5. a) 1623 « période à laquelle se tient une assemblée, action de tenir une assemblée » (N. PASQUIER, Lett., IV, 3 ds GDF. Compl.: les tenues des estats); b) 1867 chez les Francs-Maçons « réunion de la loge » (DELVAU); 6. a) 1797 « manière d'être vêtu, pour un soldat » (Voy. La Pérouse, t. 1, p. 56); b) 1797 (SÉNAC DE MEILHAN, Émigré, p. 1867: le commandeur était dans sa grande tenue); c) 1828-29 en petite tenue de dragon « en chemise » (VIDOCQ, Mém., t. 3, p. 335); 7. 1817 (MAINE DE BIRAN, Journal, p. 47: la tenue simple et propre de sa maison); 8. 1835 comptab. tenue de livres (Ac.); 9. a) 1904 tenue au vent (MARCHIS, Nav. aér., p. 532); b) 1908 tenue de route (L'Auto, 7 juill. ds PETIOT); 10. 1943 être de la même tenue « être du même quartier » (ROUGÉ, Folkl. Touraine). Part. passé au fém. de tenir. Fréq. abs. et fréq. littér. V. tenu part. passé. Bbg. BALL (R. V.). Nouv. dat. pour le vocab. de l'automob. Fr. mod. 1975, t. 43, p. 56 (s.v. tenue de route). — GREIMAS Mode 1948, p. 40, 42, 73 (s.v. grande tenue). — QUEM. DDL t. 14 (s.v. tenue de route), 23 (s.v. tenue cam), 36 (s.v. tenue de ski).

tenue [t(ə)ny] n. f.
ÉTYM. 1156, « tenure » (féod.); p. p. substantivé de tenir.
A
1 Féod. Le fait de tenir (I. 5.) un fief; le fief lui-même. || Tenue noble. Tenure (1.).
2 (XVIe). a Vx. Continuité, durée, suite. || « Cet été la chaleur n'est pas de tenue. Le temps n'a point de tenue » (Littré). || « Une tenue incroyable dans les idées » (Diderot). — ☑ Loc. (1636, « d'une tenue »). Tout d'une tenue, d'une seule tenue : sans interruption. b (1690). Mus. « Continuation d'un même son sur une touche, tandis que les autres parties font d'autres accords » (Furetière). Pédale (infra cit. 2).Émission prolongée d'un son. || La tenue des trémolos de violon (→ Phrase, cit. 18). || Les tenues d'un chanteur.
1 Les Lyonnais font venir une troupe italienne qui va débuter incessamment. Ils applaudiront les tenues trop prolongées de madame Persiani.
Stendhal, Mémoires d'un touriste, t. I, p. 167.
c Phonét. Phase de l'articulation d'un phonème pendant laquelle les organes vocaux conservent la même position (entre la phase de tension et la fin de l'articulation du phonème ou détente).
d Fin. Fermeté du cours d'une valeur boursière.
e (1885, in Petiot). Qualité d'un cheval qui est capable de soutenir un effort prolongé, qui a de la résistance sur une longue distance. Fond. || Ce cheval n'a pas de tenue. || Cheval de tenue.
3 (Déb. XVIIe). Didact. Le fait de tenir séance; la durée d'une audience, d'une séance, d'une réunion. || Tenue d'états (cit. 96, La Bruyère).Assemblée de francs-maçons. || Tenue d'une loge.
1.1 Avant la fin de l'année scolaire, j'assistai en tout à cinq ou six « tenues » de la loge, mais j'avoue ne m'être jamais senti tout à fait à l'aise dans ce milieu feutré (…)
Raymond Abellio, les Militants, p. 117.
4 Le fait ou la manière de tenir (I., 1.), de maintenir en place, d'être tenu ou maintenu.
(1680). Mar. Qualité du fond d'un mouillage, du point de vue de l'ancrage. || Fond, rade de bonne tenue.Fixation, assujettissement d'un mât au moyen des étais et des haubans.Équit. Assiette ferme du cavalier sur son cheval. || Il n'a pas de tenue à cheval.Cette selle a une bonne tenue : il est facile de s'y tenir ferme.
5 (Mil. XIXe). Le fait, la manière de tenir (I., 8.), d'administrer, de gérer, de commander (une maison, un groupe, un organisme, un établissement, etc.); la manière dont la discipline, l'économie… y sont assurées. Discipline, ordre (supra cit. 16). || Veiller à la bonne tenue d'un établissement.
2 La vertu du bourgeois consistait (au XVIe siècle) à régler ses dépenses d'après ses ressources, et même à obtenir un excédent de recettes. Cet idéal explique le sens pris en français par les mots qui désignent la tenue d'une maison : ménager (tenir un ménage) a signifié épargner; économie (règle de la maison) est devenu synonyme d'épargne.
Ch. Seignobos, Hist. sincère de la nation franç., XIII.
Le fait, la manière de tenir la comptabilité, les livres de compte. || La tenue de la comptabilité (cit.) en partie double.
3 Ancien teneur de livres au Trésor quand le Trésor avait des livres tenus en parties doubles, le sieur Saillard fut indemnisé par sa place actuelle quand on y renonça. C'était un gros et gras bonhomme très fort sur la tenue des livres et très faible en toute autre chose.
Balzac, les Employés, Pl., t. VI, p. 897.
B Le fait de bien se tenir; la manière dont on se tient.
1 (Fin XVIe). Dignité de la conduite, correction des manières. Correction, décence; et aussi distinction (II., 3.). || Avoir de la tenue. || Manquer de tenue.
4 (…) elle souhaitait me donner de la tenue et me faire perdre l'invincible laisser-aller de ma nature (…) Il ne fallait plus se rouler par terre, rire bruyamment, parler berrichon. Il fallait se tenir droite, porter des gants, faire silence ou chuchoter bien bas dans un coin avec Ursulette.
G. Sand, Histoire de ma vie, II, XVI.
Un peu de tenue ! : tenez-vous bien, surveillez vos manières.
4.1 (…) qu'ils se relèvent maintenant, qu'ils époussettent leurs vêtements, remettent leurs chapeaux, allons, un peu de tenue (…)
N. Sarraute, le Planétarium, p. 40.
Spécialt. (Dans le domaine littéraire, intellectuel). Attitude caractérisée par le refus de céder à la vulgarité, à la facilité, à la complaisance envers les faits scandaleux… || Quotidien qui manque de tenue. || Écrivain qui a toujours eu une belle tenue littéraire (→ Obscurité, cit. 13).
5 Même parmi les débutants, il flaire tout de suite à qui il a affaire. D'où, malgré tant de complaisances et d'obligations, la tenue surprenante de sa revue (…)
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. IV, XXII, p. 242.
2 Manière (bonne ou mauvaise) de se conduire, de se tenir. || La mauvaise tenue de ces élèves. || Bonne tenue en classe, à table, à un office religieux.
6 (…) je crus remarquer qu'elle faisait exprès de parler haut et d'avoir une mauvaise tenue en revenant de l'infirmerie.
Valery Larbaud, Enfantines, Rose Lourdin.
Attitude du corps. Maintien (supra cit. 1). || Mauvaise tenue d'un écolier courbé sur ses cahiers.
7 (…) toute ma tenue, toute mon attitude, le courbement commençant de mes épaules, cette voûte commençante, l'inclinaison de la tête sur la nuque (…)
Ch. Péguy, la République…, p. 265.
3 (1798). Cour. a Manière dont une personne est habillée; son aspect, sa « présentation » (4.). Allure, équipage (II., 3., vx), extérieur (II., 2.), habillement (supra cit. 3), mine (1. Mine, supra cit. 1), mise. || Tenue convenable, correcte, décente, impeccable, débraillée, négligée, minable. || Une tenue correcte est de rigueur. || Rien ne cloche dans sa tenue (→ aussi 1. Garde, cit. 58).
8 Au moins, Chantilly porte noblement sa misère; comme ces vieux gentilshommes au linge blanc, à la tenue irréprochable, il a cette fière attitude qui dissimule le chapeau déteint ou les habits râpés (…)
Nerval, Promenades et souvenirs, VIII.
b Ensemble des vêtements et des accessoires qui constituent l'habillement particulier à une profession, à une activité quelconque; le costume qu'on revêt en certaines circonstances. || La tenue du sans-culotte se composait d'un pantalon (cit. 3) à pont et d'une carmagnole. Accoutrement (péj.), costume, habit (vieilli). || Femme en tenue de ménagère (→ Inoccupé, cit. 3). || Tenue de voyage. || Tenue de sport. || Tenue de ville. || Tenue d'apparat (cit. 2), de gala, de cérémonie. || Tenue de soirée : habit (supra cit. 22) ou smoking. || Tenue de soirée de rigueur.Spécialt. || Tenue militaire. Uniforme. || Tenue de service, de sortie, de combat, de campagne (supra cit. 3). Argot milit. || Tenue de combat (se dit, par ext., de la punition qui consiste à revêtir la tenue complète du combattant et à se présenter ainsi devant un supérieur). || Tenue de vol d'un aviateur (→ Serre-tête, cit. 3). || La tenue « léopard » des parachutistes, en toile de camouflage. || Tenue d'hiver, d'été. || Tenue no 1, no 2. || Petite tenue. || Se mettre en grande tenue (→ Hausse-col, cit. 2).Loc. Absolt. En tenue. || Se mettre en tenue : revêtir la tenue exigée pour le service ou le travail ordonné. Équiper (s'). || Mettez-vous en tenue et vous prendrez le commandement (cit. 11) de la patrouille. — ☑ Fam. Petite tenue, tenue légère, d'une personne peu vêtue.
9 (…) jeudi prochain je viens vous prendre; souliers et bas de soie, tenue de rigueur !
Mérimée, la Double Méprise, III.
9.1 En tenue de campagne, les hommes descendaient de wagon avec leurs sacs, leurs casques, leurs fusils-mitrailleurs et se rangeaient par quatre à la sortie des quais (…)
Francis Carco, les Belles Manières, p. 32.
9.2 Je ne m'étais pas fait beau hier soir, comme le billet m'y invitait (tenue de soirée recommandée), pour aller à l'Opéra-comique.
F. Mauriac, Bloc-notes 1952-1957, p. 82.
10 (…) les variations infinies des tenues pauvres, où se mêlent la campagne et l'atelier, les casquettes à haut pont, les feutres informes, le bonnet à gland, les blouses (…) enfin la veste tachée de plâtre du maçon à côté du tablier de cuir des teinturiers, une houppelande de berger ou de cocher (…)
Aragon, la Semaine sainte, X.
4 (1908, in Petiot). Cour. Tenue de route : manière dont une voiture tient (I., 7.) la route, aptitude d'un véhicule à se maintenir dans la direction commandée par le conducteur. || Bonne, mauvaise tenue de route d'une automobile.Techn. || Tenue de cap : stabilité de la trajectoire en ligne droite pour une automobile.
5 Techn. Lieu où qqch., un animal se tient.Spécialt. Endroit où le poisson se tient souvent.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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  • tenue — / tɛnwe/ agg. [dal lat. tenuis, che ha la stessa radice di tendĕre tendere ]. 1. [di cosa, che è di limitato spessore o intensità: un t. stelo ; un t. velo ] ▶◀ (non com.) esiguo, esile, fine, fino, sottile. ◀▶ doppio, spesso. 2. (estens.) a. [di …   Enciclopedia Italiana

  • tenue — (te nue) s. f. 1°   Tenue de la plume, manière de tenir la plume. 2°   Assiette ferme d un homme à cheval. Il n a point de tenue à cheval.    Cette selle n a point de tenue, il n est pas aisé de se tenir ferme sur cette selle. 3°   Terme de… …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

  • TENUE — s. f. Il se dit Du temps pendant lequel certaines assemblées se tiennent. Pendant la tenue des états. Durant la tenue du concile. À la dernière tenue des assises.   Il signifie aussi, Assiette ferme d un homme à cheval. C est un homme qui n a… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)


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